[OpenBSD]

[Retour à l'Index principal] [Section 3 - Démarrer avec OpenBSD] [Section 5 - Construire le Système à partir des Sources]

4 - Guide d'Installation d'OpenBSD 5.4


Table des Matières


4.1 - Présentation de la procédure d'installation d'OpenBSD

OpenBSD a longtemps été respecté pour son processus d'installation simple, et qui est cohérent à travers toutes les plates-formes.

La plupart des architectures suivent une procédure d'installation similaire ; cependant quelques détails diffèrent sur quelques plates-formes. Dans tous les cas, il vous est vivement conseillé de lire le document INSTALL spécifique à votre architecture se trouvant dans le dossier "platform" sur le CD-ROM ou les sites FTP (par exemple, i386/INSTALL.i386, macppc/INSTALL.macppc ou sparc/INSTALL.sparc).

L'installation d'OpenBSD utilise un noyau spécial avec un certain nombre d'utilitaires et de scripts d'installation inclus dans un disque RAM préchargé. Après le démarrage de ce noyau, le système d'exploitation est extrait depuis plusieurs fichiers tar(1) (.tgz) compressés à partir d'une source autre que ce disque RAM préchargé. Il existe de nombreux moyens de démarrer ce noyau d'installation :

Toutes les architectures ne supportent pas chacune des options de démarrage : Toutes les installations autres que mac68k peuvent aussi utiliser un noyau bsd.rd lors d'une mise à jour ou d'une réinstallation.

Une fois le noyau démarré, vous avez plusieurs options pour obtenir les paquetages d'installation. Une fois de plus, toutes les architectures ne supportent pas toutes ces options.

4.3 - Vérifications avant l'installation

Avant de commencer votre installation, vous devriez avoir une idée de ce que vous allez devoir faire. Vous devriez connaître ces différents éléments au minimum :

4.3 - Créer un média d'installation OpenBSD amorçable

Comme exemples, nous allons regarder les images d'installation disponibles pour les architectures i386 et sparc.

L'architecture i386 dispose de six images de disques séparées parmi lesquelles choisir :

L'architecture sparc dispose de quatre images disques d'installation parmi lesquelles choisir :

Sur les plates-formes récentes, vous serez plus avisé d'utiliser les images de démarrage CD-ROM, comme dans certaines plates-formes "gourmandes" (comme sparc64 et amd64), les images disquette ont beaucoup de pilotes et d'utilitaires supprimés, ce qui peut compliquer l'installation. Les plates-formes plus anciennes, comme le i386 et sparc, sont toujours installables facilement d'une disquette.

4.3.1 - Créer un CD-ROM amorçable

Vous pouvez créer un CD-ROM en utilisant les fichiers cd54.iso ou install54.iso. Les détails exacts sont laissés ici au lecteur afin de déterminer quels outils sont à leur disposition.

Avec OpenBSD, vous pouvez créer un CD d'une image ISO en utilisant cdio(1) :
  # cdio tao cd54.iso

La plupart des graveurs de CD vendus avec les systèmes Windows et Macintosh sont livrés avec des logiciels pour graver une image ISO sur un média vierge. Si le votre ne le permet pas, il y a plusieurs applications gratuites qui peuvent le faire pour vous.

D'autres systèmes Unix-like utilisent des applications comme cdrkit.

4.3.2 - Créer des disquettes de démarrage sur Unix

Les détails précis et les noms de périphériques peuvent varier d'une variante Unix à une autre; utilisez ce qui est approprié sur votre système.

Pour créer une disquette formatée, utilisez la commande fdformat(1) pour chacun des formats et recherchez les secteurs défectueux..

  # fdformat /dev/rfd0c
  Format 1440K floppy `/dev/rfd0c'? (y/n): y
  Processing VVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV done.

Si votre sortie est identique à celle ci-dessus, votre disque est correct. Cependant, si vous ne voyez pas tous les "V" alors votre disque est probablement endommagé et vous devriez en essayer un autre.

Pour écrire un ficher image sur une disquette, utilisez dd(1). Un exemple d'utilisation de dd(1) est fourni ci-dessous :

  # dd if=floppy54.fs of=/dev/rfd0c bs=32k

Une fois l'image écrite, vérifiez qu'elle a été correctement copiée et qu'elle est identique à l'image d'origine avec la commande cmp(1). Si la disquette est identique à l'image, vous ne verrez apparaître qu'une nouvelle invite de commande.

  # cmp /dev/rfd0c floppy54.fs

4.3.3 - Créer des disquettes de démarrage sur Windows

Pour préparer la disquette sous Windows, utilisez tout d'abord les utilitaires natifs pour formater le disque, vérifiez qu'il ne possède pas de secteurs défectueux.

Pour écrire l'image d'installation sur la disquette préparée vous pouvez utiliser ntrw.exe, qui peut être téléchargé du répertoire tools de la plupart des miroirs FTP.

Exemple d'utilisation de ntrw :

  C:\> ntrw floppy54.fs a:
  3.5", 1.44MB, 512 bytes/sector
  bufsize is 9216
  1474560 bytes written

4.4 - Démarrer le média d'installation OpenBSD

Démarrer sur i386/amd64

Démarrer une image d'installation sur les architectures PC i386 et amd64 n'est pas nouveau pour la plupart des gens. Votre système devra être informé pour démarrer de n'importe quel média que vous avez choisi d'utiliser, habituellement à travers des options de configuration du BIOS. Si vous souhaitez démarrer depuis un CD-ROM, vous devrez aller dans votre BIOS système et autoriser le démarrage depuis celui-ci. Quelques anciens BIOS ne supportent pas cette option, et vous devrez utiliser une disquette pour démarrer votre image d'installation. Ne vous inquiétez pas ; bien que vous démarriez depuis la disquette, vous pourrez installer depuis le CD si cela est supporté par OpenBSD (par exemple, presque tous les disques IDE).

Vous pouvez aussi démarrer bsd.rd depuis une partition OpenBSD existante, ou depuis le réseau en utilisant la procédure de démarrage PXE.

Démarrer sur sparc/sparc64

NOTE : Sur l'architecture sparc64, seules les machines SBus (Ultra 1, Ultra 2) sont amorçables depuis une disquette.

Vous aurez besoin que le système soit sur le prompt du moniteur de ROM, qui ressemble habituellement à "ok ". Si vous utilisez un clavier SUN, tapez et pressez en même temps "STOP" et "A". Si vous utilisez une console série, un BREAK devrez vous retourner le prompt du moniteur.

Utilisez ensuite la commande suivante pour démarrer :

  ok boot floppy

Normalement, vous pouvez démarrer du lecteur de CD-ROM d'un système Sun à partir de l'invite de démarrage en tapant 'boot cdrom' :

  ok boot cdrom

4.5 - Installer OpenBSD simplement

Le nouvel installateur d'OpenBSD a été conçu pour installer et configurer OpenBSD dans une configuration utilisable par défaut avec très peu d'interventions de la part de l'utilisateur. En fait, vous pouvez juste taper ENTER un certain nombre de fois pour obtenir une bonne installation d'OpenBSD, et déplacer vos mains sur le reste du clavier pour uniquement entrer le mot de passe root.

L'installateur créera un plan de partitionnement basé sur la taille de votre disque dur. Même si cela n'est PAS un modèle parfait pour tout le monde, cela fournit un bon point de départ et une bonne stratégie d'ensemble pour définir vos besoins.

Nous allons démarrer avec une installation très simple, avec quelques commentaires sur les options disponibles, et en utilisant la magie des liens hypertextes, cela vous permettra d'en lire plus sur certains sujets qui vous intéressent et en explorer les options.

Les notes d'installation pour chaque plate-forme sont sur les CDs d'installation et les serveurs FTP dans le fichier INSTALL.<plat>, où <plat> est votre plate-forme, par exemple i386.

4.5.1 - Commencer l'installation

Quelle que soit votre méthode de démarrage, il est temps de l'utiliser. Pendant la procédure de démarrage, le noyau et tous les programmes utilisés pour installer OpenBSD sont chargés en mémoire. Après que le noyau d'installation ait démarré, le média de démarrage n'est plus nécessaire, tout fonctionne du disque en MEMOIRE. Vous pouvez à ce moment retirer le CD ou la disquette d'où vous avez démarré, car vous n'avez plus besoin du CD pour des fichiers d'installation.

À presque tout moment de la procédure d'installation OpenBSD, vous pouvez arrêter la procédure en frappant CTRL-C et pourrez la relancer sans avoir à redémarrer en lançant install à l'invite shell. Vous pouvez aussi taper un "!" dans la plupart des cas lors de l'installation pour obtenir l'invite shell, et quitter le shell pour retourner à l'installation.

Si votre démarrage réussit, vous verrez beaucoup de messages défiler. Ces textes, dans beaucoup d'architectures en blanc sur bleu, représentent le dmesg, du noyau qui cite les matériels trouvés et comment ils sont connectés aux autres périphériques. Une copie de ce message est conservée dans /var/run/dmesg.boot.

Ensuite, vous verrez ce qui suit :

  ...
  root on rd0a swap on rd0b dump on rd0b
  erase ^?, werase ^W, kill ^U, intr ^C, status ^T

  Welcome to the OpenBSD/i386 5.4 installation program.
  (I)nstall, (U)pgrade or (S)hell? i

Avec cela, nous atteignons notre première question. Vous avez ces trois options affichées :

Nous considérons que vous avez choisi "(I)nstall" ici.

4.5.2 - Questions lors de l'installation

Maintenant nous allons voir les questions qui vont définir la façon dont votre système va être configuré. Vous remarquerez que dans la plupart des cas, toutes les questions sont d'abord posées, puis l'installation se déroule. Si vous possédez un ordinateur lent ou une connexion Internet lente, vous pouvez répondre à ces questions, sortir, revenir plus tard et seulement redémarrer votre ordinateur pour finaliser l'installation.

  At any prompt except password prompts you can escape to a shell by
  typing '!'. Default answers are shown in []'s and are selected by
  pressing RETURN.  You can exit this program at any time by pressing
  Control-C, but this can leave your system in an inconsistent state.

  Choose your keyboard layout ('?' or 'L' for list) [default] Enter

Dans la plupart des cas, le type de terminal par défaut (ou le type de terminal si vous utilisez une console série) est approprié ; cependant ne prenez pas l'option par défaut, répondez de manière appropriée.

  System hostname? (short form, e.g. 'foo') puffy

Cette valeur, de même que le nom de domaine DNS (spécifié plus loin), sera sauvegardée dans le fichier /etc/myname, qui sera utilisé durant le démarrage normal pour configurer le nom d'hôte du système. Si vous ne configurez pas le nom de domaine du système, la valeur par défaut 'my.domain' sera utilisée.

  Available network interfaces are: fxp0 vlan0.
  Which one do you wish to configure? (or 'done') [fxp0] Enter

vlan0 est l'interface virtuelle VLAN. Pour nos besoins ici, nous allons ignorer cette option et rester avec les interfaces physiques. Si vous avez plusieurs interfaces physiques, elles seront affichées ici. Il faut remarquer qu'elles sont identifiées par le nom de leur pilote, pas par un périphérique générique Ethernet. Dans notre cas, "fxp0" fait référence au premier périphérique utilisant le pilote fxp(4), fxp1 sera le second périphérique, etc... Plus sur le nommage des périphériques dans la FAQ 6.

Après avoir sélectionné le périphérique que vous voulez configurer, vous allez maintenant le configurer. Dans la plupart des cas, vous voudrez le configurer en utilisant DHCP :

  IPv4 address for fxp0? (or 'dhcp' or 'none') [dhcp] Enter
  Issuing hostname-associated DHCP request for fxp0.
  DHCPDISCOVER on fxp0 to 255.255.255.255 port 67 interval 1
  DHCPOFFER from 192.168.1.250 (08:00:20:94:0b:c8)
  DHCPREQUEST on fxp0 to 255.255.255.255 port 67
  DHCPACK from 192.168.1.250 (08:00:20:94:0b:c8)
  bound to 192.168.1.199 -- renewal in 43200 seconds.

DHCP va configurer l'adresse IP, le masque du sous-réseau, la passerelle par défaut, le nom de domaine DNS et les serveurs DNS. Si vous n'utilisez pas DHCP, vous devrez spécifier toutes ces choses manuellement; voir le sujet en détails plus loin.

Si vous avez une configuration IPv6 à faire ou si il y a une autre interface à configurer (ou si vous n'aimez pas la configuration que vous avez mis en place précédemment), vous pouvez le faire maintenant, mais dans notre cas, nous avons terminé :

  IPv6 address for fxp0? (or 'rtsol' or 'none') [none] Enter
  Available network interfaces are: fxp0 vlan0.
  Which one do you wish to configure? (or 'done') [done] Enter
  Using DNS domainname example.org
  Using DNS nameservers at 192.168.1.252

Maintenant, on configure le mot de passe du compte root:

  Password for root account? (will not echo) PaSsWoRd
  Password for root account? (again) PaSsWoRd

Utilisez un mot de passe fort pour le compte root. Rappelez-vous, sur Internet, ils SONT là pour pénétrer dans votre ordinateur, et ils essayeront des mots de passe que la plupart des gens trouvent intelligents.

Nous vous laisserons plus tard une chance de créer un compte administrateur et de désactiver l'accès distant (SSH) sur le compte root, mais vous avez quand même besoin d'un bon mot de passe pour le compte root.

  Start sshd(8) by default? [yes] Enter

Habituellement, vous voudrez que sshd(8) fonctionne. Si votre application n'a pas besoin de sshd(8), il y a un petit avantage de sécurité à ne pas le faire fonctionner.

  Start ntpd(8) by default? [no] y
  NTP server? (hostname or 'default') [default] Enter

Vous avez ici la possibilité de faire fonctionner OpenNTPD, l'implémentation OpenBSD de NTP. OpenNTPD a très peu d'impact et permet d'avoir votre horloge d'ordinateur synchronisée avec précision. La configuration par défaut, utilisant pool.ntp.org, utilise un grand nombre de serveurs de temps ouverts dans le monde.

Une raison où vous NE voudrez pas faire fonctionner ntpd(8) est si vous utilisez un système dual-boot avec un autre OS qui n'utilise pas une horloge matérielle configurée en GMT, et vous ne voudriez pas qu'OpenBSD modifie le temps pour votre autre OS.

  Do you expect to run the X Window System? [yes] Enter

Toutes les plates-formes ne vous poseront pas la question si vous voulez utiliser X, celles qui ne demandent pas que sysctl configure l'utilisation de X. Répondre "y" ici modifiera /etc/sysctl.conf pour ajouter la ligne machdep.allowaperture=1 ou machdep.allowaperture=2, cela dépend de votre plate-forme.

Si vous n'avez pas l'intention d'utiliser X sur votre système ou vous n'êtes pas sûr, répondez 'N' ici, vous pourrez facilement le modifier en éditant /etc/sysctl.conf et redémarrant, en fonction de vos besoins futurs. Il y a un avantage de sécurité possible en laissant le pilote d'ouverture xf86(4) désactivé, car le moteur graphique sur les cartes vidéos modernes peut être utilisé potentiellement pour modifier la mémoire au-delà du contrôle du processeur. Il faut remarquer que les applications non-graphiques qui nécessitent les librairies et utilitaires X pour fonctionner n'ont PAS besoin de ce sysctl configuré.

  Do you want the X Window System to be started by xdm(1)? [no] y

xdm(1) démarre l'environnement X au démarrage du système. Nous vous recommandons de faire cela à l'installation seulement si vous êtes sûr que X fonctionnera sur votre système par défaut. Sinon, configurez X avant d'activer xdm(1).
  Change the default console to com0? [no] Enter
Parfois, vous voulez que le système utilise un port parallèle en tant que console au lieu du clavier et du moniteur. Ici, si vous répondez "y", le programme d'installation va vous demander quel port utiliser et va configurer le système pour utiliser ce port. Certaines plates-formes se chargent de ceci automatiquement si aucun clavier n'est branché, ces plates-formes ne poseront aucune question.

  Setup a user? (enter a lower-case loginname, or 'no') [no] Enter

Vous avez ici l'opportunité de créer un utilisateur AUTRE que root pour la maintenance du système. Cet utilisateur sera membre du groupe "wheel" donc vous pourrez utiliser su(1) et vous recevrez un courriel adressé au root. On vous demandera un mot de passe.

Il faut remarquer que si vous voulez créer l'utilisateur, entrez le nom de l'utilisateur, pas "y" ou "yes".
  What timezone are you in? ('?' for list) [Canada/Mountain] US/Michigan

OpenBSD considère que l'horloge temps réel de votre ordinateur est configurée en GMT, mais vous devez aussi spécifier dans quel fuseau horaire vous êtes. Il peut y avoir plusieurs réponses valides pour votre localisation physique. En tapant "?" à l'invite vous serez guidé pour trouver un nom de fuseau horaire valide.

Il faut remarquer que l'installateur devinera souvent correctement votre fuseau horaire, et vous n'aurez juste qu'à taper "Enter".

Si vous avez précédemment activé OpenNTPD, vous aurez probablement une invite semblable à ceci:

Plus d'informations sur la configuration du fuseau horaire ici.

4.5.3 - Configurer les disques

Remarque importante : Les utilisateurs avec de gros disques durs (plus gros que ce qui était disponible normalement quand votre ordinateur a été fabriqué) voudront voir cette section avant d'aller plus loin.

Configurer votre disque de manière appropriée est probablement la partie la plus compliquée de l'installation d'OpenBSD.

La configuration des disques sous OpenBSD varie un peu en fonction des plates-formes. Pour i386, amd64, macppc, zaurus et armish, la configuration du disque est réalisée en deux étapes. En premier, la partition OpenBSD sur le disque dur est définie en utilisant fdisk(8), puis cette partition est subdivisée en partitions OpenBSD en utilisant disklabel(8).

Certains utilisateurs seront un peu confus avec la terminologie utilisée ici. Il apparaît que nous utilisons le mot "partition" de deux façons différentes. Cette observation est correcte. Il y a deux niveaux de partitionnement dans les plates-formes OpenBSD suivantes, le premier, celui qui peut être considéré comme le partitionnement du système d'exploitation, qui est la façon dont plusieurs OSs sur un seul ordinateur marquent leur propre espace sur le disque, et le second qui est celui dont la partition OpenBSD sous-partitionne dans plusieurs systèmes de fichiers individuels. La premier niveau est visible comme une partition disque au DOS, Windows et tous les autres OS qui utilisent ce schéma de disque système, le second niveau de partitionnement est visible uniquement par OpenBSD et d'autres OSs qui peuvent directement lire un système de fichiers OpenBSD.

Le nouvel installateur d'OpenBSD essaie de vous rendre la tâche plus simple pour configurer votre disque en ayant une configuration par défaut saine pour une utilisation "standard". Il faut remarquer que beaucoup de personnes voudront continuer à personnaliser la configuration par défaut, ou utiliser leur propre configuration disque, mais les nouveaux utilisateurs commenceront sûrement avec cette configuration tant qu'ils ne verront pas qu'ils ont des besoins différents. Il faut remarquer que la configuration par défaut variera en fonction de la taille du disque système.

Pour maintenant, nous allons prendre la configuration par défaut de notre disque 40G.

  Available disks are: wd0.
  Which one is the root disk? (or 'done') [wd0] Enter
  Use DUIDs rather than device names in fstab? [yes] Enter
  Disk: wd0       geometry: 5221/255/63 [40960 Megabytes]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]
  -------------------------------------------------------------------------------
   0: 06      0   1   1 -    521 254  63 [          63:     8385867 ] DOS > 32MB
   1: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   2: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   3: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  Use (W)hole disk or (E)dit the MBR? [whole] Enter
  Setting OpenBSD MBR partition to whole wd0...done.

Il faut remarquer que ce disque possède une partition pré-existante -- en utilisant "whole" cela la supprimera du disque !.

Configurer le disque "whole" pour OpenBSD fait plusieurs choses importantes :

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles vous ne voudrez pas faire cela : Il faut remarquer qu'il est critique qu'un nouveau (ou jamais utilisé pour démarrer) disque possède un MBR valide, une signature valide, une partition OpenBSD et une partition marquée comme "active". Si vous ne faites pas ces choses en utilisant l'option "Use whole disk", vous devrez être sûr que c'est réalisé manuellement.

Plus d'informations sur le partitionnement avec fdisk de votre disque plus loin.

Maintenant nous allons casser notre partition fdisk OpenBSD en partitions disque OpenBSD en utilisant disklabel(8) :

  Setting OpenBSD MBR partition to whole wd0...done.
  The auto-allocated layout for wd0 is:
  #                size           offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:          1024.0M               64  4.2BSD   2048 16384    1 # /
    b:           199.0M          2097216    swap                   
    c:         40960.0M                0  unused                   
    d:          2822.9M          2504768  4.2BSD   2048 16384    1 # /tmp
    e:          4295.0M          8286112  4.2BSD   2048 16384    1 # /var
    f:          2048.0M         17082240  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr
    g:          1024.0M         21276544  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/X11R6
    h:          5426.7M         23373696  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/local
    i:          1699.7M         34487520  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/src
    j:          2048.0M         37968576  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/obj
    k:         20367.4M         42162880  4.2BSD   2048 16384    1 # /home
  Use (A)uto layout, (E)dit auto layout, or create (C)ustom layout? [a] Enter

L'installateur nous présente ce qu'il propose comme "Auto layout" pour les partitions OpenBSD sur notre disque, ce que nous allons accepter.

Si la configuration proposée n'est pas appropriée à vos besoins, vous pouvez, bien sûr, l'éditer ou la personnaliser complètement, plus de détails sur le partitionnement disklabel plus loin.

REMARQUE pour les réinstallations : Le nouvel installateur ne supprimera pas votre ancien disklabel si vous choisissez "(C)ustom Layout", mais vous devrez re-spécifier chaque point de montage en utilisant l'option 'm' de disklabel(8).

Le nouvel installateur crée maintenant ces partitions et crée les systèmes de fichiers dessus en utilisant newfs(8), et les monte pour installation :

  /dev/rwd0a: 1024.0MB in 2097152 sectors of 512 bytes
  6 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0k: 20367.4MB in 41712448 sectors of 512 bytes
  101 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0d: 2822.9MB in 5781344 sectors of 512 bytes
  14 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0f: 2048.0MB in 4194304 sectors of 512 bytes
  11 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0g: 1024.0MB in 2097152 sectors of 512 bytes
  6 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0h: 5426.7MB in 11113824 sectors of 512 bytes
  27 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0j: 2048.0MB in 4194304 sectors of 512 bytes
  11 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0i: 1699.7MB in 3481056 sectors of 512 bytes
  9 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0e: 4295.0MB in 8796128 sectors of 512 bytes
  22 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/wd0a on /mnt type ffs (rw, asynchronous, local)
  /dev/wd0k on /mnt/home type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0d on /mnt/tmp type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0f on /mnt/usr type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0g on /mnt/usr/X11R6 type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0h on /mnt/usr/local type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0j on /mnt/usr/obj type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0i on /mnt/usr/src type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0e on /mnt/var type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)

Vous remarquerez qu'il y a une partition c qui semble avoir été ignorée. Cette partition est l'ensemble de votre disque dur; ne tentez pas de la modifier.

4.5.4 - Choisir le média d'installation et les sets de fichiers

Ensuite, vous allez avoir une chance de choisir votre média d'installation. Dans notre cas, nous allons installer d'un serveur FTP.

  Location of sets? (cd disk ftp http or 'done') [cd] ftp
  HTTP/FTP proxy URL? (e.g. 'http://proxy:8080', or 'none') [none]
Enter
  Server? (hostname, list#, 'done' or '?') [ftp5.usa.openbsd.org] mirror.example.org

Si vous ne vous souvenez pas de la localisation de votre miroir préféré (ou plus !), l'installateur sera souvent capable de vous fournir un miroir par défaut qui sera adapté à votre situation. Sinon, tapez "?" pour l'affichage d'une liste des miroirs, et sélectionner le numéro du miroir qui vous convient.

  Server directory? [pub/OpenBSD/5.4/i386] Enter
  Login? [anonymous] Enter

Les miroirs FTP publics supportent tous le téléchargement anonyme, bien évidemment, mais vous pouvez avoir un serveur local qui nécessite un login et un mot de passe.

Vous pouvez maintenant ajuster la liste des sets de fichiers.

  Select sets by entering a set name, a file name pattern or 'all'. De-select
  sets by prepending a '-' to the set name, file name pattern or 'all'. Selected
  sets are labelled '[X]'.
      [X] bsd           [X] etc54.tgz     [X] xbase54.tgz   [X] xserv54.tgz
      [X] bsd.rd        [X] comp54.tgz    [X] xetc54.tgz
      [ ] bsd.mp        [X] man54.tgz     [X] xshare54.tgz
      [X] base54.tgz    [X] game54.tgz    [X] xfont54.tgz
  Set name(s)? (or 'abort' or 'done') [done] Enter

Au minimum, vous avez besoin d'un noyau (bsd), le set de fichiers base54.tgz et etc54.tgz. À moins que vous ne sachiez ce que vous faites, gardez les sets par défaut. Vous pouvez ajouter ou supprimer les sets de fichiers en utilisant les caractères "+" et "-" devant le nom du set, et aussi utiliser les wildcards :

Mais encore un fois, on va prendre par défaut. Cette machine est un système mono-processeur, donc bsd.mp n'est pas installé, mais tout le reste l'est. S'il devait être mis à jour plus tard pour un système multi-processeurs, vous préférerez installer bsd.mp bien évidemment.

Et maintenant nous démarrons notre installation ! C'est le point auquel vous pouvez revenir plus tard si vous avez un ordinateur ou une connexion Internet lente, sachez qu'avoir un ordinateur rapide et les fichiers en local fait que le processus ne prend que quelques minutes ou moins !

  bsd          100% |*************************************|  9399 KB    00:05
  bsd.rd       100% |*************************************|  6350 KB    00:03
  base54.tgz   100% |*************************************| 55803 KB    00:26
  etc54.tgz    100% |*************************************|   511 KB    00:00
  comp54.tgz   100% |*************************************| 47533 KB    00:28
  man54.tgz    100% |*************************************|  9761 KB    00:06
  game54.tgz   100% |*************************************|  2568 KB    00:02
  xbase54.tgz  100% |*************************************| 10562 KB    00:06
  xetc54.tgz   100% |*************************************| 64774       00:00
  xshare54.tgz 100% |*************************************|  4373 KB    00:04
  xfont54.tgz  100% |*************************************| 38869 KB    00:17
  xserv54.tgz  100% |*************************************| 25954 KB    00:15
  Location of sets? (cd disk ftp http or 'done') [done] Enter

Une fois de plus, nous avons choisi par défaut, nous en avons fini avec l'installation des fichiers.

  Saving configuration files...done.
  Generating initial host.random file...done.
  Making all device nodes...done.

  CONGRATULATIONS! Your OpenBSD install has been successfully completed!
  To boot the new system, enter 'reboot' at the command prompt.
  When you login to your new system the first time, please read your mail
  using the 'mail' command.

  #

4.5.5 - Premier démarrage !

OpenBSD est maintenant installé sur votre système et prêt pour son premier démarrage, mais avant il faut...

Avant de redémarrer

À cet instant, votre système est installé et prêt à être redémarré et configuré pour le service. Avant cela, cependant, il serait prudent de regarder la page Errata pour voir s'il y a des bogues qui vous impacteraient dans l'immédiat.

Après le redémarrage

Au premier démarrage, les clés SSH seront générées. Sur un ordinateur moderne, cela ne prendra que quelques secondes, vous ne le remarquerez même pas. Sur des systèmes plus anciens, cela peut prendre quelques minutes, même potentiellement une heure ou plus sur des systèmes très lents.

Une des premières chose à lire après avoir installé votre système est afterboot(8).

Vous trouverez aussi utiles les liens suivants :

4.5.6 - Une dernière chose...

Les développeurs OpenBSD vous demandent d'envoyer une copie de votre dmesg. Cela est très apprécié par les développeurs, et finalement, de tous les utilisateurs.

4.6 - Détails pour une installation plus complexe

Parfois vous ne pouvez pas juste utiliser la configuration par défaut. Vous trouverez ici plus de détails sur certaines parties du processus d'installation.

4.6.1 - Configurer le réseau

Si vous n'avez pas de serveur DHCP disponible, vous devrez configurer votre adaptateur(s) réseau manuellement. Voici un exemple :

  Which one do you wish to configure? (or 'done') [xl0] Enter
  IPv4 address for xl0? (or 'dhcp' or 'none') [dhcp] 192.168.1.37
  Netmask? [255.255.255.0] 255.255.254.0
  IPv6 address for xl0? (or 'rtsol' or 'none') [none] Enter

Après cet ensemble de questions, vous aurez la possibilité de configurer d'autres adaptateurs réseaux si cette machine en possède. Si vous spécifiez un autre adaptateur réseau ici, les questions précédentes se répéteront.

  Available network interfaces are: xl0 vlan0.
  Which one do you wish to configure? (or 'done') [done]

Maintenant vous allez configurer la passerelle par défaut et les serveurs DNS, choses qui impactent tous les adaptateurs réseaux :

  Default IPv4 route? (IPv4 address, 'dhcp' or 'none') 192.168.1.1
  add net default: gateway 192.168.1.1
  DNS domain name? (e.g. 'bar.com') [my.domain] example.org
  DNS nameservers? (IP address list or 'none') [none] 192.168.1.250 192.168.1.251

Il faut remarquer que plusieurs serveurs DNS peuvent être indiqués, séparés par des espaces.

Quelquefois, vous devez faire des choses en plus, par exemple configurer une clé d'accès sans-fil ou configurer en dur une vitesse ou un duplex (ne faites cela que si c'est ABSOLUMENT nécessaire, corriger la configuration de votre commutateur est une bien meilleure idée !).

  Do you want to do any manual network configuration? [no] y
  Type 'exit' to return to install.
  # ifconfig xl0 media
  xl0: flags=8843<UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST> mtu 1500
          lladdr 00:08:74:2c:df:9c
          groups: egress
          media: Ethernet autoselect (100baseTX full-duplex)
          status: active
          supported media:
                  media 10baseT
                  media 10baseT mediaopt full-duplex
                  media 100baseTX
                  media 100baseTX mediaopt full-duplex
                  media autoselect
          inet 192.168.1.37 netmask 0xfffffe00 broadcast 192.168.1.255
  # ifconfig xl0 media 100baseTX mediaopt full-duplex
  # ifconfig xl0
  xl0: flags=8843<UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST> mtu 1500
          lladdr 00:08:74:2c:df:9c
          groups: egress
          media: Ethernet 100baseTX full-duplex
          status: active
          inet6 fe80::208:74ff:fe2c:df9c%xl0 prefixlen 64 scopeid 0x1
          inet 192.168.1.37 netmask 0xfffffe00 broadcast 192.168.1.255
  # exit
...setup resumes...

(revenir là où on aurait pu)

4.6.2 - Configurer le fuseau horaire

Le temps dans Unix n'est pas une chose simple (ou d'une autre façon, le temps dans Unix est une chose très simple, le temps humain est un désordre politiquement manipulé). Les fichiers de fuseau horaire aident le système à convertir le temps Unix (le nombre de secondes après minuit GMT, 1 Janvier 1970) en temps humain, prenant en compte des choses comme les fuseaux horaires, l'heure avancée (DST), les changements de règles DST, etc... Ils incluent aussi l'historique des changements.

Plusieurs fichiers de définitions de fuseaux horaires peuvent parfois fournir le même temps courant, mais peuvent avoir des histoires historiques différentes. Par exemple, EST5EDT et US/Michigan possèdent le même temps MAINTENANT, mais en retournant en 1975, les règles étaient différentes, donc si vous faites des calculs avec des dates et le temps en 1975, vous devrez faire attention aux différences. Vous devez utiliser le fichier de fuseau horaire le plus spécifique et se rapprochant le plus de votre région, plutôt que celui qui vous donnera un temps correct à l'instant donné.

L'installateur d'OpenBSD vous aidera à trouver de manière appropriée le fichier de fuseau horaire pour vous si vous n'êtes pas sûr. Tapez simplement "?" à chaque invite, et l'installateur vous affichera les options. Si le premier niveau de réponses ne vous convient pas, sélectionnez un continent ou un pays, et regardez vos options :

  What timezone are you in? ('?' for list) [right/EST5EDT] ?
  Africa/      Chile/       GB-Eire      Israel       NZ-CHAT      UCT
  America/     Cuba         GMT          Jamaica      Navajo       US/
  Antarctica/  EET          GMT+0        Japan        PRC          UTC
  Arctic/      EST          GMT-0        Kwajalein    PST8PDT      Universal
  Asia/        EST5EDT      GMT0         Libya        Pacific/     W-SU
  Atlantic/    Egypt        Greenwich    MET          Poland       WET
  Australia/   Eire         HST          MST          Portugal     Zulu
  Brazil/      Etc/         Hongkong     MST7MDT      ROC          posix/
  CET          Europe/      Iceland      Mexico/      ROK          posixrules
  CST6CDT      Factory      Indian/      Mideast/     Singapore    right/
  Canada/      GB           Iran         NZ           Turkey
  What timezone are you in? ('?' for list) [right/EST5EDT] US
  What sub-timezone of 'US' are you in? ('?' for list) ?
  Alaska          Central         Hawaii          Mountain        Samoa
  Aleutian        East-Indiana    Indiana-Starke  Pacific
  Arizona         Eastern         Michigan        Pacific-New
  What sub-timezone of 'US' are you in? ('?' for list) Michigan

Nous avons maintenant configuré le temps sur "US/Michigan". Cela créera un lien symbolique dans /etc pointant sur le fichier de zoneinfo dans /usr/share/zoneinfo, quelque chose comme cela :

  /etc/localtime -> /usr/share/zoneinfo/US/Michigan
Remarquez le répertoire "right/", ce répertoire inclut des ajustements de bond en seconde, mais duplique aussi le choix de zoneinfo standard. Plus ici.

(revenir là où on aurait pu)

4.6.3 - Personnaliser la configuration via fdisk(8)

Remarque : seules certaines plates-formes utilisent uniquement fdisk, et d'habitude, seuls les utilisateurs de i386 et amd64 devront craindre faire des fantaisies avec fdisk. Les utilisateurs de la plupart des plates-formes utilisant fdisk(8) ne seront généralement pas ennuyés avec le multiboot ou la configuration/diagnostic de partitions. Pour cette raison, cette partie est dédiée à i386 et amd64.

fdisk(8) est utilisé pour délimiter la partie OpenBSD sur votre disque dur. Il aide à délimiter la partie du disque utilisée par OpenBSD des parties utilisées par d'autres OSs ou fonctions systèmes.

Si vous avez une partition sur votre disque que vous voulez garder ou garder de l'espace libre pour une autre partition, vous ne devez pas choisir "(W)hole disk", mais vous devrez éditer la table de partition avec fdisk(8). Plus d'informations sur l'utilisation manuelle de fdisk(8) peuvent être trouvées dans ici. Avant de travailler sur un système qui possède des données que vous ne voulez pas perdre, soyez sûr d'avoir une bonne sauvegarde. Il est très facile dans ce processus de perdre des données importantes, donc soyez sûr que vous êtes prêt pour revenir en arrière si c'est nécessaire.

Si vous ajoutez OpenBSD à un système déjà existant, vous devrez sûrement libérer de l'espace avant d'installer OpenBSD. Cela conduit souvent à supprimer ou réduire la taille de partitions existantes. Le programme gparted nous semble utile pour réduire la taille de partitions de la plupart des OSs populaires, permettant d'installer OpenBSD sur l'espace libéré.

Dans cet exemple, nous considérerons que l'on commence avec un disque de 40G vierge et que l'on désire installer un système multi-boot, réservant au début du disque 5G pour Windows et le reste pour OpenBSD. Il faut remarquer qu'un disque vierge doit avoir un MBR valide dans le code de démarrage et une signature avant qu'il ne soit démarré.

Le processus est très similaire avec une partition déjà existante, vous devez juste sauter les parties où l'on crée la partition pour Windows et l'inquiétude sur l'installation du code de démarrage MBR.

  Available disks are: wd0.
  Which one is the root disk? (or 'done') [wd0] Enter
  MBR has invalid signature; not showing it.

Si le disque possède déjà un MBR valide, il vous montrera la table de partition existante, ce qui est une bonne façon de savoir si le disque possède déjà des données

  Use (W)hole disk or (E)dit the MBR? [whole] e

  You will now create a single MBR partition to contain your OpenBSD data. This
  partition must have an id of 'A6'; must *NOT* overlap other partitions; and
  must be marked as the only active partition.  Inside the fdisk command, the
  'manual' command describes all the fdisk commands in detail.

  Disk: wd0       geometry: 4998/255/63 [80293248 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0x0
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]

  -------------------------------------------------------------------------------
   0: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   1: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   2: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   3: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
Enter 'help' for information
fdisk: 1>

En premier lieu notez l'invite fdisk. Le chiffre "1" indique le premier niveau des tables de partition -- si vous éditez une partition étendue, cela sera "2" (ou plus). Les partitions étendues sont des partitions qui possèdent leur propre table de sous-partition, permettant de contourner la limite de quatre partitions sur IBM AT. Les partitions étendues ne seront pas traitées ici.

En premier, nous allons faire de la partition"0" une partition de 5G Windows (utilisant NTFS), et la partition "1" sera notre partition OpenBSD utilisant le reste du disque.

  fdisk: 1> e 0
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]

   -------------------------------------------------------------------------------
   0: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  Partition id ('0' to disable)  [0 - FF]: [0] (? for help)

Comme nous ne savons pas de mémoire l'ID pour une partition NTFS, nous tapons "?" ici pour obtenir la liste.

  Partition id ('0' to disable)  [0 - FF]: [0] (? for help) ?
  Choose from the following Partition id values:
  00 unused         20 Willowsoft     66 NetWare 386    A9 NetBSD
  01 DOS FAT-12     24 NEC DOS        67 Novell         AB MacOS X boot
  02 XENIX /        27 Win Recovery   68 Novell         AF MacOS X HFS+
  03 XENIX /usr     38 Theos          69 Novell         B7 BSDI filesy*
  04 DOS FAT-16     39 Plan 9         70 DiskSecure     B8 BSDI swap
  05 Extended DOS   40 VENIX 286      75 PCIX           BF Solaris
  06 DOS > 32MB     41 Lin/Minux DR   80 Minix (old)    C0 CTOS
  07 NTFS           42 LinuxSwap DR   81 Minix (new)    C1 DRDOSs FAT12
  08 AIX fs         43 Linux DR       82 Linux swap     C4 DRDOSs < 32M
  09 AIX/Coherent   4D QNX 4.2 Pri    83 Linux files*   C6 DRDOSs >=32M
  0A OS/2 Bootmgr   4E QNX 4.2 Sec    84 OS/2 hidden    C7 HPFS Disbled
  0B Win95 FAT-32   4F QNX 4.2 Ter    85 Linux ext.     DB CPM/C.DOS/C*
  0C Win95 FAT32L   50 DM             86 NT FAT VS      DE Dell Maint
  0E DOS FAT-16     51 DM             87 NTFS VS        E1 SpeedStor
  0F Extended LBA   52 CP/M or SysV   8E Linux LVM      E3 SpeedStor
  10 OPUS           53 DM             93 Amoeba FS      E4 SpeedStor
  11 OS/2 hidden    54 Ontrack        94 Amoeba BBT     EB BeOS/i386
  12 Compaq Diag.   55 EZ-Drive       99 Mylex          EE EFI GPT
  14 OS/2 hidden    56 Golden Bow     9F BSDI           EF EFI Sys
  16 OS/2 hidden    5C Priam          A0 NotebookSave   F1 SpeedStor
  17 OS/2 hidden    61 SpeedStor      A5 FreeBSD        F2 DOS 3.3+ Sec
  18 AST swap       63 ISC, HURD, *   A6 OpenBSD        F4 SpeedStor
  19 Willowtech     64 NetWare 2.xx   A7 NEXTSTEP       FF Xenix BBT
  1C ThinkPad Rec   65 NetWare 3.xx   A8 MacOS X
  Partition id ('0' to disable)  [0 - FF]: [0] (? for help) 07

Maintenant on définit ses points de début et fin :

  Do you wish to edit in CHS mode? [n]

Le mode CHS vous permet de spécifier la taille du disque en cylindres, têtes et secteurs. Gardez en mémoire que sur les disques modernes, les numéros CHS sont complètements faux, juste trois nombres qui traduisent en secteurs sur le disque, qui est traduit sur la géométrie physique de votre disque (qui varie sûrement à travers le disque de toute façon).

Si vous répondez "y" ici, on vous demandera le début et la fin du cylindre, tête secteur. Si vous répondez "no" ici (comme nous allons le faire), on vous demandera le secteur de démarrage et la taille. Éditer par CHS est quelquefois plus simple pour travailler sur une partition existante, le secteur de démarrage et la taille sont souvent plus simples quand vous voulez créer rapidement une partition d'une certaine taille.

  offset: [0] 64

Les plates-formes fdisk ont besoin d'un espace avant la première partition. La taille exacte n'a pas d'importance sur les machines modernes, la valeur par défaut de OpenBSD est 64 secteurs. C'est recommandé pour des raisons de performance sur les disques modernes, et n'a pas d'importance sur les anciens disques.

  size: [0] 5g
  Rounding to nearest cylinder: 10490382

La valeur de "Size" peut être le nombre de secteurs (512 octets chacun), ou la capacité désirée suivie par un "k", "m" ou "g". Quand on édite en utilisant la taille et l'offset, fdisk arrondira votre partition pour que cela se termine sur la limite d'un cylindre (OpenBSD ne se soucie pas de cela, et il est possible qu'aucun système d'exploitation moderne ne se soucie à ce sujet, mais certains peuvent en avoir à un moment).

Maintenant, regardons notre nouvelle partition :

  fdisk:*1> p
  Disk: wd0       geometry: 4998/255/63 [80293248 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0x0
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]
  -------------------------------------------------------------------------------
   0: 07      0   1   1 -    652 254  63 [          63:    10490382 ] NTFS
   1: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   2: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   3: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  fdisk:*1>

Remarquez que l'invite inclut maintenant un "*", cela signifie qu'il y a des modifications non sauvegardées.

Nous avons maintenant créé notre partition Windows. Remarquez que cette partition réserve juste de l'espace sur le disque, elle n'est pas formatée; aucun système de fichiers n'existe ici. Vous vous inquiéterez de cela quand vous installerez Windows; nous avons accompli notre but en réservant de l'espace pour qu'une partition Windows soit créée plus tard.

Maintenant nous créons notre partition OpenBSD. Dans notre cas, l'ID de la partition sera "A6".

  fdisk:*1> e 1
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]
  -------------------------------------------------------------------------------
   1: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  Partition id ('0' to disable)  [0 - FF]: [0] (? for help) a6
  Do you wish to edit in CHS mode? [n] Enter
  offset: [0]

uh-oh ! Quel est notre offset ? Simple -- l'offset de la partition précédente plus la taille de la partition, dans notre cas, 63+10490382 = 10490445.

  offset: [0] 10490445
  size: [0] *
  fdisk:*1>

Remarquez qu'ici nous avons tapé "*" comme taille, signifiant "ce qui reste du disque". Encore un fois, nous aurions pu entrer la taille en secteurs, "m" ou "g" si on voulait laisser de l'espace quelque part.

Maintenant nous allons voir notre table de partition :

  fdisk:*1> p
  Disk: wd0       geometry: 4998/255/63 [80293248 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0x0
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]
   -------------------------------------------------------------------------------
   0: 07      0   1   1 -    652 254  63 [          63:    10490382 ] NTFS
   1: A6    653   0   1 -   4998   5  63 [    10490445:    69802803 ] OpenBSD
   2: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   3: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  fdisk:*1>

CE N'EST PAS ENCORE TERMINE !
Ce disque n'est toujours pas démarrable ! Comme c'est un nouveau disque, le MBR du disque est complètement vide. Le message "Signature: 0x0" affiché ici montre qu'il n'y a pas de signature valide (0xAA55), ce qui indique définitivement un code de démarrage non valide. Bien sûr, vous pouvez avoir une signature valide sans code de démarrage valide, à cause d'un manque de chance aléatoire ou de dommage sur le code de démarrage existant, mais une signature invalide indique bien le plus souvent un manque de code de démarrage, nous allons donc l'installer maintenant en utilisant la commande "update" :

  fdisk:*1> update
  Machine code updated.
  fdisk:*1>

Nous devons aussi "marquer" la partition comme "active" pour que la ROM de démarrage sache de quelle partition démarrer :

  fdisk:*1> f 1
  Partition 1 marked active.

Maintenant, regardons à quoi cela ressemble :

  fdisk:*1> p
  Disk: wd0       geometry: 4998/255/63 [80293248 Sectors]
  Offset: 0       Signature: 0xAA55
              Starting         Ending         LBA Info:
   #: id      C   H   S -      C   H   S [       start:        size ]
  -------------------------------------------------------------------------------
   0: 07      0   1   1 -    652 254  63 [          63:    10490382 ] NTFS
  *1: A6    653   0   1 -   4998   5  63 [    10490445:    69802803 ] OpenBSD
   2: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
   3: 00      0   0   0 -      0   0   0 [           0:           0 ] unused
  fdisk:*1>

Une checklist des choses que vous voudrez sûrement faire avant de sortir de fdisk(8) :

(Revenir là où on aurait pu)

4.6.4 - Personnaliser la configuration via disklabel

Dans une partition OpenBSD fdisk(8), nous utilisons disklabel(8) pour créer les partitions de système de fichiers OpenBSD. OpenBSD marque ses partitions de système de fichiers en utilisant seize lettres, "a" à "p". La partition "a" sur le disque de démarrage est définie comme partition racine, "b" est la partition de pagination par défaut. "c" sur tous les disques est la partition "whole disk", elle est utilisée par les programmes qui ont un accès direct au disque physique, comme fdisk(8) et disklabel(8). La partition "c" est créée automatiquement pour vous, et ne doit pas être supprimée ou modifiée. Les lettres restantes sont disponibles pour vous pour définir les points de montage. Vous pouvez sauter des lettres, vous pouvez les définir dans n'importe quel ordre, et elle peuvent être dans n'importe quel ordre sur le disque (bien que pour certaines plates-formes la partition "a" doit être à un endroit précis). Vous pouvez aussi laisser des espaces sur le disque qui ne sont pas alloués, et les allouer plus tard, ou potentiellement agrandir une partition existante plus tard dans cet espace non alloué en utilisant growfs(8).

Toutes les partitions qui possèdent des partitions FFS natives doivent les avoir dans la partition OpenBSD fdisk(8), cependant des partitions non-OpenBSD peuvent (et normalement doivent) être en dehors de la partition OpenBSD fdisk(8).

Plus d'informations sur l'utilisation de disklabel peuvent être trouvées ici.

Plus d'informations sur pourquoi le partitionnement est une bonne chose et la stratégie pour un bon plan de partitionnement sont plus loin.

La procédure d'installation d'OpenBSD essaiera d'auto-partitionner votre disque de façon utile, en configuration "d'utilisation générale", basé sur la taille de votre disque. Si votre disque est assez gros, l'espace inutilisé sera alloué à la partition /home. Bien que cela soit souvent utile, cela ne satisfait pas tous les besoins des utilisateurs.

Pour notre exemple, nous allons considérer que nous allons construire un serveur web statique utilisé par certains de nos amis. Nous avons une machine connectée à un connexion Internet modeste, un disque de 40G, qui est utilisé en grande partie par OpenBSD (avec ma même partition de 5G utilisée par Windows de l'exemple précédent. Pourquoi ? Peut-être que ce système possède un contrôleur RAID qui est supporté par OpenBSD, mais uniquement configurable sous Windows. Plus vraisemblablement, parce que l'éditeur de la FAQ n'a pas envie de maintenir un trop grand nombre d'exemples de systèmes différents).

Les pages web distribuées par un serveur web sous OpenBSD seront dans /var/www, et très peu seront stockées dans /home, donc cela indique qu'un changement définitif de la configuration par défaut doit être effectué. Pour les besoins du débat, nous considérerons que nous n'avons pas à reconstruire le système des sources sur cette machine (nous le ferons ailleurs). Le système n'utilisera pas X, cependant comme certaines applications web ont besoin de X installé, nous aurons X d'installé. La machine ne sera pas trop puissante, il n'y aura pas plus de 1G de RAM dessus, et il est peu probable que notre application en demande plus.

Donc, après un peu de réflexion, notre plan est de partitionner le système comme cela :


  The auto-allocated layout for wd0 is:
  #                size           offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:          1024.0M         10490445  4.2BSD   2048 16384    1 # /
    b:           252.1M         12587597    swap
    c:         39205.7M                0  unused
    d:          2319.3M         13103933  4.2BSD   2048 16384    1 # /tmp
    e:          3653.9M         17853877  4.2BSD   2048 16384    1 # /var
    f:          1149.8M         25337016  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr
    g:          1024.0M         27691862  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/X11R6
    h:          3422.6M         29789014  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/local
    i:          5122.3M               63    NTFS
    j:          1848.7M         36798433  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/src
    k:          1848.7M         40584654  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/obj
    l:         17540.2M         44370875  4.2BSD   2048 16384    1 # /home
  Use (A)uto layout, (E)dit auto layout, or create (C)ustom layout? [a] c

Si nous avons uniquement des révisions mineures, nous opterons probablement pour "Edit" la configuration personnalisée plutôt que de démarrer d'un état vierge, mais nous allons utiliser la méthode difficile dans notre cas.

  You will now create an OpenBSD disklabel inside the OpenBSD MBR
  partition. The disklabel defines how OpenBSD splits up the MBR partition
  into OpenBSD partitions in which filesystems and swap space are created.
  You must provide each filesystem's mountpoint in this program.

  The offsets used in the disklabel are ABSOLUTE, i.e. relative to the
  start of the disk, NOT the start of the OpenBSD MBR partition.

  Label editor (enter '?' for help at any prompt)
  > p
  OpenBSD area: 10490445-80293248; size: 69802803; free: 69802803
  #                size           offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    c:         80293248                0  unused
    i:         10490382               63    NTFS
  >

Remarquez qu'il y a déjà deux partitions ici -- la partition "c" qui est toujours présente et qui est créée pour vous, mais disklabel(8) a aussi remarqué la partition NTFS existante et l'a assignée à une partition disklabel qui peut être potentiellement accédée par OpenBSD (remarque, actuellement, le support de NTFS est expérimental et nécessite un noyau personnalisé mais le support FAT/FAT32 est aussi bon).

Nous allons maintenant créer nos partitions. Nous allons démarrer avec la partition "a", notre partition racine :

  > a a
  offset: [10490445] Enter
  size: [69802803] 100m
  Rounding to cylinder: 208845
  FS type: [4.2BSD]  Enter
  mount point: [none] /
  >

Remarquez que disklabel est par défaut sur le premier secteur disponible pour OpenBSD sur le disque, ce qui est ce que l'on veut. Il est aussi par défaut avec la taille maximale du disque, ce qui n'est PAS ce que l'on veut. Ici nous allons le modifier avec nos tailles préférées, ce qui peut être spécifié en secteurs, "M" ou "G".

Vous voudrez sûrement utiliser le FS par défaut de type "4.2BSD" pour une partition FFS (Fast File System) ou FFS2, bien qu'il y ait d'autres types utiles comme "swap" et "RAID".

Finalement le point de montage. Notre partition "a" est la partition racine, par définition.

Maintenant , nous créons le swap, qui est notre partition "b" (encore, c'est une nécessité -- 'b' sur le disque de démarrage est le swap) :

  > a b
  offset: [10699290] Enter
  size: [69593958] 1g
  Rounding to cylinder: 2104515
  FS type: [swap] Enter
  >

Encore un fois, disklabel a correctement calculé notre secteur de démarrage, et nous l'a présenté en suggérant une taille de "entire remaining space", ce qui encore une fois sera surchargé avec notre choix de taille. Comme c'est la partition "b", disklabel considère qu'elle va être utilisée comme espace de pagination, et quand nous le confirmerons, il ne nous demandera pas de point de montage.

Nous sommes maintenant prêts pour créer le reste des partitions.

  > a d
  offset: [12803805] Enter
  size: [67489443] 2g
  Rounding to cylinder: 4209030
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /usr
  > a e
  offset: [17012835] Enter
  size: [63280413] 100m
  Rounding to cylinder: 208845
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /tmp
  > a f
  offset: [17221680] Enter
  size: [63071568] 2g
  Rounding to cylinder: 4209030
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /usr/local
  > a g
  offset: [21430710] Enter
  size: [58862538] 1g
  Rounding to cylinder: 2104515
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /usr/X11R6
  > a h
  offset: [23535225] Enter
  size: [56758023] 1g
  Rounding to cylinder: 2104515
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /home
  > a j
  offset: [25639740] Enter
  size: [54653508] 1g
  Rounding to cylinder: 2104515
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /var
  > a k
  offset: [27744255] Enter
  size: [52548993] Enter
  FS type: [4.2BSD] Enter
  mount point: [none] /var/www
  >

Remarquez que sur la partition /var/www ("k"), nous avons juste utilisé le défaut pour utiliser tout l'espace disque restant. Avec les disques modernes monstrueusement gros, c'est normalement une mauvaise idée. Si vous savez que vous ne l'utiliserez jamais, ne l'allouez pas, et gardez-le pour des utilisations futures.

Maintenant, regardons le résultat, utilisant les commandes "p" et "p m" :

  > p
  OpenBSD area: 10490445-80293248; size: 69802803; free: 0
  #                size           offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:           208845         10490445  4.2BSD   2048 16384    1 # /
    b:          2104515         10699290    swap
    c:         80293248                0  unused
    d:          4209030         12803805  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr
    e:           208845         17012835  4.2BSD   2048 16384    1 # /tmp
    f:          4209030         17221680  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/local
    g:          2104515         21430710  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/X11R6
    h:          2104515         23535225  4.2BSD   2048 16384    1 # /home
    i:         10490382               63    NTFS
    j:          2104515         25639740  4.2BSD   2048 16384    1 # /var
    k:         52548993         27744255  4.2BSD   2048 16384    1 # /var/www
  > p m
  OpenBSD area: 10490445-80293248; size: 34083.4M; free: 0.0M
    #                size           offset  fstype [fsize bsize  cpg]
    a:           102.0M         10490445  4.2BSD   2048 16384    1 # /
    b:          1027.6M         10699290    swap
    c:         39205.7M                0  unused
    d:          2055.2M         12803805  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr
    e:           102.0M         17012835  4.2BSD   2048 16384    1 # /tmp
    f:          2055.2M         17221680  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/local
    g:          1027.6M         21430710  4.2BSD   2048 16384    1 # /usr/X11R6
    h:          1027.6M         23535225  4.2BSD   2048 16384    1 # /home
    i:          5122.3M               63    NTFS
    j:          1027.6M         25639740  4.2BSD   2048 16384    1 # /var
    k:         25658.7M         27744255  4.2BSD   2048 16384    1 # /var/www
  >

Comme sur fdisk, vous ne voulez pas que votre partition disklabel OpenBSD ne se chevauche (autre que la partition 'c', qui chevauche tout, bien évidemment).

Écrivez vos changements et quittez disklabel :

  > w
  > q
  No label changes.
  newfs: reduced number of fragments per cylinder group from 13048 to 12992 to
  enlarge last cylinder group
  /dev/rwd0a: 102.0MB in 208844 sectors of 512 bytes
  5 cylinder groups of 25.38MB, 1624 blocks, 3328 inodes each
  /dev/rwd0h: 1027.6MB in 2104512 sectors of 512 bytes
  6 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  newfs: reduced number of fragments per cylinder group from 13048 to 12992 to
  enlarge last cylinder group
  /dev/rwd0e: 102.0MB in 208844 sectors of 512 bytes
  5 cylinder groups of 25.38MB, 1624 blocks, 3328 inodes each
  /dev/rwd0d: 2055.2MB in 4209028 sectors of 512 bytes
  11 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0g: 1027.6MB in 2104512 sectors of 512 bytes
  6 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0f: 2055.2MB in 4209028 sectors of 512 bytes
  11 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0j: 1027.6MB in 2104512 sectors of 512 bytes
  6 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/rwd0k: 25658.7MB in 52548992 sectors of 512 bytes
  127 cylinder groups of 202.47MB, 12958 blocks, 25984 inodes each
  /dev/wd0a on /mnt type ffs (rw, asynchronous, local)
  /dev/wd0h on /mnt/home type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0e on /mnt/tmp type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0d on /mnt/usr type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0g on /mnt/usr/X11R6 type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0f on /mnt/usr/local type ffs (rw, asynchronous, local, nodev)
  /dev/wd0j on /mnt/var type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)
  /dev/wd0k on /mnt/var/www type ffs (rw, asynchronous, local, nodev, nosuid)

  Let's install the sets!
...

(Revenir là où on aurait pu)

4.7 - Quels sont les fichiers nécessaires à l'installation ?

L'installation complète d'OpenBSD est divisée en plusieurs paquetages de fichiers séparés. Chaque application ne demande pas tous les paquetages de fichiers, cependant on recommande aux nouveaux utilisateurs de TOUS les installer. Voici une vue d'ensemble de chacun :

Les paquetages etc54.tgz et xetc54.tgz ne sont pas installés lors d'une mise à niveau mais uniquement lors d'une installation complète, de ce fait, toute configuration que vous ferez sera conservée. Vous devrez mettre à jour vos dossiers /etc, /dev et /var manuellement.

Pourquoi dois-je installer X pour mes applications non-graphiques ?

Même si vous n'avez pas l'intention de faire tourner X, certains paquetages nécessitent que les bibliothèques ou d'autres utilitaires présents dans X soient installés sur votre système. Cette dépendance peut facilement être résolue en installant xbase54.tgz, le reste de X n'étant pas nécessaire. Beaucoup de personnes résistent dans l'installation de X sur leur système sans raison valable : Les gens perdent quelquefois beaucoup de temps et d'efforts en essayant de chercher et récupérer dans xbase54.tgz juste les fichiers dont ils ont besoin pour installer leur application. Ce n'est pas inutile, mais c'est un effort qui devra être répété pour chaque cycle de mise à niveau, ce qui signifie probablement que vous ne mettrez pas à jour votre système correctement, créant de VERITABLES problèmes de sécurité.

Si vous avez besoin de X, installez-le. Cela ne vous fera pas plus mal que l'application qui en a besoin.

Je ne désire pas installer les compilateurs

Ok, ne le faites pas, mais s'il vous plaît ne vous dites pas que c'est pour des "raisons de sécurité". Avec le temps quelqu'un qui est sur votre système n'a que faire de la présence ou l'absence de compilateur, il peut facilement l'installer lui-même. Cependant, le paquetage de fichiers compXX.tgz est relativement gros et contient de nombreux fichiers, donc cela peut prendre du temps de l'installer et de le mettre à jour, et sur de petits ou lents systèmes, cela peut compter.

Si vous décidez de ne pas installer le compilateur, vous aurez certainement besoin d'un autre système pour maintenir et construire les mises à jour des logiciels. Il y a eu beaucoup plus de système qui ont été compromis à cause d'une mauvaise maintenance plutôt qu'à cause d'un compilateur installé.

4.8 - Comment est-ce que je dois partitionner mon disque ?

Évidemment, la réponse à cette question dépend de l'utilisation que vous voulez faire du système. OpenBSD peut être installé sur un espace aussi petit de 512M, mais l'installer sur un périphérique aussi petit nécessite d'être un utilisateur avancé. Tant que vous n'avez pas d'expérience, un disque dur de 8G ou plus est recommandé pour démarrer.

À l'inverse de beaucoup d'autres OSs, OpenBSD encourage ses utilisateurs à partitionner leurs disques en un nombre de partitions, plutôt que d'avoir une ou deux grosses partitions Il y a un nombre important de raisons pour partitionner son disque :

Donner un espace disque suffisant, la procédure d'installation d'OpenBSD créera par défaut les partitions suivantes :

Quelques remarques sur le partitionnement :

4.9 - Multiboot OpenBSD (amd64, i386)

Le "Multibooting" est le fait d'avoir plusieurs systèmes d'exploitation sur le même ordinateur, et de pouvoir choisir depuis lequel vous souhaitez démarrer. Ce n'est pas une tâche triviale ! Si vous ne comprenez pas ce que vous êtes en train de faire, vous finirez par perdre une somme conséquente de données sur votre ordinateur. Les nouveaux utilisateurs OpenBSD sont vivement encouragés à démarrer avec un disque dur vierge et sur une machine dédiée, afin d'essayer la configuration désirée sur un système qui n'est pas en production avant d'installer une configuration "multiboot" sur une machine de production. La FAQ 14 donne plus d'informations sur la procédure d'amorçage d'OpenBSD.

Utilisez de préférence une partition parmi les quatre partitions MBR primaires pour démarrer OpenBSD (i.e., les partitions étendues ne fonctionneront pas).

Il faut remarquer que Windows 7 et Vista peuvent modifier la taille de leur partition système : allez dans le panneau de configuration, recherchez "partition" et entrez dans l'outil système correspondant. Clic droit sur la partition et vous remarquerez que vous pouvez la réduire. La principale limitation est que le système de fichier d'échange Windows ne peut pas être déplacé, si vous avez besoin de plus d'espace, vous devrez le bouger/supprimer.

Voici plusieurs options pour le "multiboot" :

Configurer la partition active

C'est probablement la solution la plus négligée, et parfois la plus intéressante pour le "multiboot". Configurez simplement comme partition active, la partition d'OS depuis laquelle vous souhaitez démarrer par défaut au prochain démarrage. Chaque OS offre un programme pour faire ceci ; celui d'OpenBSD est fdisk(8), des programmes portant des noms similaires sont disponibles sous Windows 9x et DOS, et la plupart des autres systèmes d'exploitation. Ceci peut être très utile pour les OSs ou systèmes longs à s'arrêter et redémarrer -- vous pouvez le configurer et lancer la procédure de redémarrage, ensuite allez faire un tour, prenez une tasse de café, et revenez devant le système démarré comme vous le souhaitiez -- pas d'attente du Moment Magique pour choisir le système d'exploitation désiré.

Disquette d'amorçage

Si vous avez un système qui utilise OpenBSD peu fréquemment (ou que vous ne voulez pas que les autres utilisateurs de l'ordinateur notent que quoi que ce soit ait changé), vous pouvez utiliser une disquette d'amorçage. Utilisez simplement l'une des disquettes d'installation standard d'OpenBSD, et créez un fichier /etc/boot.conf (oui, vous devrez aussi créer un dossier /etc sur la disquette) ayant le contenu suivant :
     boot hd0a:/bsd
pour que le système démarre sur le disque dur 0, la partition OpenBSD 'a' et le fichier de noyau /bsd. Notez que vous pouvez aussi démarrer d'autres disques avec une ligne comme : "boot hd2a:/bsd" pour lancer le troisième disque dur de votre système. Pour lancer OpenBSD, insérez la disquette dans le lecteur et redémarrez. Pour lancer un autre système d'exploitation, éjectez la disquette et redémarrez. (Vous pouvez, bien évidemment, utiliser cette disquette pour créer un CD démarrable aussi)

Le programme boot(8) chargé depuis la disquette, cherche et lit /etc/boot.conf. L'instruction "boot hd0a:/bsd" indique à boot(8) depuis quel endroit charger le noyau -- dans ce cas, le premier disque dur que le BIOS voit. Gardez à l'esprit que seulement un petit fichier (/boot) est chargé depuis la disquette -- le système charge le noyau entier depuis le disque dur, cela ne ralentit que de quelques secondes la procédure de démarrage.

Windows NT/2000/XP NTLDR

Pour un "multiboot" entre OpenBSD et Windows NT/2000/XP, vous pouvez utiliser NTLDR, le chargeur de démarrage que NT utilise. Pour "multi-booter" avec NT, vous aurez besoin d'une copie de votre "Partition Boot Record" (PBR) OpenBSD. Après avoir lancé "installboot" vous pouvez en obtenir une copie dans un fichier en utilisant dd(1), en suivant une procédure similaire à la procédure suivante :
        # dd if=/dev/rsd0a of=openbsd.pbr bs=512 count=1
Remarque : ceci est une excellente occasion pour vous rappeler que saisir bêtement des commandes auxquelles vous ne comprenez rien est vraiment une mauvaise idée. La commande ci-dessus ne fonctionnera pas directement sur la plupart des machines. Au lecteur de l'adapter à son équipement.

Maintenant démarrez sous NT et mettez openbsd.pbr dans C:. Ajoutez une ligne comme celle-ci à la fin du fichier C:\BOOT.INI :

        c:\openbsd.pbr="OpenBSD"

Quand vous redémarrerez, vous devriez être en mesure de choisir OpenBSD dans le menu de chargement NT. D'autres informations sur le NTLDR sont disponibles dans le "NTLDR Hacking Guide".

Sur Windows XP vous pouvez aussi éditer les informations en utilisant la "GUI" ; consultez le XP Boot.ini HOWTO.

Des programmes faisant la plupart de ce travail sont à votre disposition, par exemple BootPart. Ce programme peut être lancé depuis Windows NT/2000/XP, et ira chercher le PBR OpenBSD, le mettra dans votre partition NT/2000/XP partition et le rajoutera dans C:\BOOT.INI.

Note : Le chargeur de démarrage Windows NT/2000/XP est seulement capable de démarrer des systèmes depuis le premier disque dur. Vous ne pouvez pas l'utiliser pour charger OpenBSD depuis le second disque sur un système.

Windows Vista

Avec Vista, Microsoft a supprimé le support de NTLDR en faveur de leur nouveau stockage des données de configuration de démarrage (BCD) utilisé pour contrôler l'environnement de démarrage. Depuis que BOOT.INI n'est plus disponible pour la configuration, un utilitaire en ligne de commande, bcdedit, le remplace.

Dès que la PBR OpenBSD est copiée dans la partition système Vista, les trois commandes suivantes sont nécessaires pour sélectionner et démarrer OpenBSD quand le système redémarre :

C:\Windows\system32> bcdedit /create /d "OpenBSD/i386" /application bootsector
The entry {05a763ce-d81b-11db-b3ec-000000000000} was successfully created.

C:\Windows\System32>

Le GUID retourné ici, 05a763ce-d81b-11db-b3ec-000000000000, est affiché pour l'exemple. Il faut noter que le GUID affiché quand vous utiliserez cette commande devra être copié dans les commandes suivantes. En copiant simplement le GUID affiché ici ne fonctionnera pas.

Les deux commandes suivantes sont aussi nécessaires :

C:\Windows\system32> bcdedit /set {05a763ce-d81b-11db-b3ec-000000000000} device boot
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32> bcdedit /set {05a763ce-d81b-11db-b3ec-000000000000} path \openbsd.pbr
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32>

Cela doit être fait dans un shell avec les droits administrateurs. Dès que vous avez localisé cmd.exe, clic droit pour être capable de sélectionner "run as administrator".

Il faut remarquer le chemin absolu du fichier PBR importé. N'ajoutez pas de lettre de lecteur car il est acquis que le fichier est placé dans la partition système. bcdedit ne se plaindra pas de la fourniture d'un lecteur spécifique, mais le gestionnaire de démarrage se plaindra plus tard qu'il ne peut pas résoudre le chemin fourni.

Après redémarrage, Vista sera le premier affiché dans le gestionnaire de démarrage suivi d'OpenBSD. En sélectionnant l'une des deux entrées vous démarrerez le système d'exploitation sélectionné.

Si rien ne se passe, regardez du côté du panneau de contrôle pour les informations de démarrage. La plupart du temps, votre Windows démarre sans délai, donc vous ne pouvez pas voir le menu de démarrage. Vous pouvez aussi l'utiliser pour démarrer OpenBSD par défaut.

Pour plus d'informations, consultez l'aide de bcdedit en tapant :

C:\Windows\system32> bcdedit /?

ou en cherchant dans la documentation de Microsoft ou sur le site Web. Une bonne introduction peut être trouvée sur cet article TechNet Frequently Asked Questions.

Pour ceux qui trouvent cette configuration manuelle compliquée, EasyBCD fournit une alternative GUI.

Windows 7

Microsoft a amélioré BCD depuis Vista en permettant plusieurs versions de Windows de démarrer à travers bcdedit. À cause de ce plus grand contrôle, cinq commandes sont nécessaires pour configurer un environnement multiboot avec OpenBSD.

Après la copie de la PBR OpenBSD dans la partition système de Windows 7, il faut taper les commandes suivantes pour initialiser les registres nécessaires :

C:\Windows\system32> bcdedit /create /d "OpenBSD/i386" /application bootsector
The entry {0154a872-3d41-11de-bd67-a7060316bbb1} was successfully created.

C:\Windows\system32>

Comme signalé précédemment, le GUID {0154a872-3d41-11de-bd67-a7060316bbb1} est dépendent du système. Conservez la valeur que vous avez lors de l'exécution et copiez-la dans les commandes suivantes :

C:\Windows\system32> bcdedit /set {0154a872-3d41-11de-bd67-a7060316bbb1} device boot
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32> bcdedit /set {0154a872-3d41-11de-bd67-a7060316bbb1} path \openbsd.pbr
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32> bcdedit /set {0154a872-3d41-11de-bd67-a7060316bbb1} device partition=c:
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32> bcdedit /displayorder {0154a872-3d41-11de-bd67-7060316bbb1} /addlast
The operation completed successfully.

C:\Windows\system32>

Autres chargeurs de démarrage

D'autres utilisateurs de chargeurs de démarrage OpenBSD ont inclus avec succès GAG, The Ranish Partition Manager, rEFIt et GRUB.

OpenBSD et Linux (i386)

Veuillez vous référer au INSTALL.linux, qui donne les instructions en profondeur pour faire fonctionner OpenBSD avec Linux.

Problèmes de fuseau horaire

OpenBSD s'attend à ce que l'horloge de la machine soit réglée sur UTC ("Universal Coordinated Time" - Temps universel coordonné). D'autres systèmes d'exploitation s'attendent au contraire à ce que celle-ci soit réglée sur le fuseau local. Bien évidemment, cela peut engendrer un certain problème si vous utilisez ces deux types de systèmes sur une seule et même machine. L'un ou l'autre aura besoin d'être configuré en conséquence. Plus d'informations sur cette manipulation sont disponibles dans la FAQ 8 - Pourquoi mon horloge avance/retarde-t-elle de plusieurs

4.10 - Envoyer votre dmesg à dmesg@openbsd.org après l'installation

Rappelez-vous, il est important pour les développeurs OpenBSD de garder une trace de quels matériels fonctionnent, et de quels matériels ne fonctionnent pas parfaitement, incluant les capteurs matériels qui sont trouvés dans ces machines.

Un commentaire de /usr/src/etc/root/root.mail

If you wish to ensure that OpenBSD runs better on your machines, please do us
a favor (after you have your mail system configured!) and type something like:
 # (dmesg; sysctl hw.sensors) | \
        mail -s "Sony VAIO 505R laptop, apm works OK" dmesg@openbsd.org
so that we can see what kinds of configurations people are running.  As shown,
including a bit of information about your machine in the subject or the body
can help us even further.  We will use this information to improve device driver
support in future releases.  (Please do this using the supplied GENERIC kernel,
not for a custom compiled kernel, unless you're unable to boot the GENERIC
kernel. If you have a multi-processor machine, dmesg results of both GENERIC.MP
and GENERIC kernels are appreciated.)  The device driver information we get from
this helps us fix existing drivers. Thank you!

Soyez sûr d'envoyer le mail depuis un compte sous lequel pour serez habilité à recevoir pour que les développeurs puissent vous contacter s'ils ont quelque chose qu'ils voudraient que vous testiez ou changiez afin que votre configuration fonctionne. Il n'est pas important d'envoyer le mail depuis la même machine que celle sur laquelle tourne OpenBSD, donc si cette dernière n'est pas en mesure de recevoir des mails, faites simplement :

$ (dmesg; sysctl hw.sensors) | mail your-account@yourmail.dom
et transférez le message à
 dmesg@openbsd.org
your-account@yourmail.dom est votre compte de messagerie régulier.

NOTE

La méthode précédente est très simple mais si vous avez choisi de ne pas configurer le système de messagerie de votre machine OpenBSD, vous devriez toutefois envoyer votre dmesg aux développeurs. Sauvegardez simplement la sortie de votre dmesg dans un fichier texte.

$ (dmesg; sysctl hw.sensors) > ~/dmesg.txt
Puis transférez ce fichier (en utilisant FTP/scp/floppydisk/pigeon voyageur/...) vers le système depuis lequel vous utilisez votre messagerie. Puisque la réception des messages dmesg est gérée automatiquement, merci de vous référer aux recommandations suivantes lors de l'utilisation de systèmes/clients de messagerie alternatifs :

4.11 - Ajouter un paquetage après l'installation

"Oh non ! J'ai oublié de rajouter un paquetage quand j'ai fait l'installation !"

Parfois, vous réalisez que vous AURIEZ vraiment eu besoin de comp54.tgz (ou de n'importe quel composant système) après tout, mais vous ne l'avez pas réalisé quand vous avez installé votre système. Bonne nouvelle : Il y a deux voies relativement simples pour rajouter un paquetage après l'installation initiale :

En utilisant la procédure de mise à jour

Démarrez simplement votre média d'installation (CD-ROM ou disquette), et choisissez "Upgrade" (plutôt que "Install"). Quand vous aurez la liste des paquetages, sélectionnez simplement celui que vous avez oublié d'installer la première fois, choisissez la source, et laissez-le l'installer pour vous.

En utilisant tar(1)

Les paquetages d'installation sont de simples fichiers compressés tar, et vous pouvez les décompresser vous-même manuellement depuis le dossier dans lequel les sets de fichiers résident:

  # tar -C / -xzvphf comp54.tgz

N'oubliez PAS l'option 'p' ci-dessus qui restaurera correctement les permissions sur les fichiers !

Une méprise courante est de croire qu'il est possible d'utiliser pkg_add(1) pour rajouter des sets d'installation manquants. Cela ne fonctionne pas. pkg_add(1) est l'outil de gestion des paquetages pour installer des applications tierces. Cet outil prend en compte les fichiers paquetages et non des archives tar génériques telles que les ensembles d'installation.

Si vous installez l'ensemble de fichier xbase sur votre système pour la première fois en utilisant tar(1) et sans redémarrer, le cache des librairies partagées devra être mis à jour après installation en utilisant ldconfig(8). Pour ajouter toutes les librairies X au cache :

# ldconfig -m /usr/X11R6/lib
Alternativement, vous pouvez juste redémarrer votre système, et ceci sera fait automatiquement par le script de démarrage rc(8).

4.12 - Qu'est-ce que 'bsd.rd' ?

bsd.rd est un noyau "RAM Disk". Ce fichier peut être vraiment intéressant ; beaucoup de développeurs prudents en conservent un tout le temps à la racine de leur système.

Le noyau "RAM Disk" définit la racine du système de fichiers du noyau -- plutôt qu'être stockés sur un disque physique, les utilitaires disponibles après l'amorçage de bsd.rd sont enregistrés dans le kernel, et lancés depuis un système de fichiers basé en mémoire RAM. bsd.rd comporte aussi une flopée d'utilitaires vous permettant de faire de la maintenance système et de lancer une installation.

Sur certaines architectures, bsd.rd est actuellement la méthode d'installation privilégiée -- vous placez ce noyau sur un système de fichiers, vous le démarrez, et lancez l'installation depuis ce dernier. Sur la plupart des architectures, si vous utilisez une ancienne version d'OpenBSD, vous pouvez obtenir une nouvelle version de bsd.rd par FTP, redémarrer à partir de lui, et installer la nouvelle version d'OpenBSD sans avoir besoin de quelque média amovible que ce soit.

Voici un exemple d'amorçage de bsd.rd sur un système i386 :

  Using Drive: 0 Partition: 3
  reading boot.....
  probing: pc0 com0 com1 apm mem[639k 255M a20=on]
  disk: fd0 hd0+
  >> OpenBSD/i386 BOOT 3.18
  boot> boot hd0a:/bsd.rd
. . . normal boot to install . . .

Comme indiqué, vous allez être amené au programme d'installation, mais vous pouvez aussi aller à une invite de shell pour faire de la maintenance sur votre système.

La règle générale en lançant bsd.rd est de changer votre noyau d'amorçage de /bsd à bsd.rd quelle que soit la méthode pour votre architecture.

4.13 - Problèmes d'installation courants

4.13.1 - Mon Compaq ne reconnaît que 16Mo de RAM

Certains systèmes Compaq rencontrent un problème où la mémoire RAM n'est pas complètement détectée par le Chargeur d'amorçage de second niveau OpenBSD et seulement 16Mo seront détectés et utilisés par OpenBSD. Ceci peut être corrigé en créant/éditant le fichier /etc/boot.conf, ou en entrant des commandes à l'invite "boot>" avant qu'OpenBSD ne se charge. Si vous avez une machine avec 64Mo de RAM, mais qu'OpenBSD n'en a détecté que 16Mo, la commande devrait être :
     machine mem +0x3000000@0x1000000
pour ajouter 48Mo (0x3000000) après les premiers 16Mo (0x1000000). Typiquement, si vous avez une machine avec ce problème, vous devriez entrer la commande précédente d'abord dans l'invite boot> du CD-ROM ou de la Disquette, charger la disquette, redémarrer et créer un fichier /etc/boot.conf avec la ligne précédente pour que dans les démarrages suivants OpenBSD reconnaisse toute la mémoire disponible.

Une mise à jour ROM réglera ce problème sur certains systèmes.

4.13.2 - Mon i386 ne démarre pas après l'installation

Votre installation a eu l'air de bien se dérouler, mais lors de votre premier démarrage, vous ne voyez aucun signe montrant qu'OpenBSD essaie de démarrer. Plusieurs problèmes courants peuvent expliquer ce phénomène :

4.13.3 - Ma (vieille et lente) machine a démarré, mais bloque pendant la procédure ssh-keygen

Il semble que votre machine fonctionne correctement, mais prend juste beaucoup de temps pendant la procédure de génération de clés ssh. Une SPARCStation2 ou un Macintosh Quadra peut prendre plusieurs heures ou plus pour terminer ssh-keygen(1), laissez-le simplement terminer ; cela n'est réalisé qu'une fois par installation.

Les utilisateurs possédant des machines très lentes souhaiteront peut-être générer leurs clés sur une autre machine, les placer dans l'archive site54.tgz, et les installer avec le reste des "file sets".

4.13.4 - J'ai le message "Failed to change directory" pendant l'installation

Quand vous faites l'installation d'un snapshot durant la phase -beta du cycle de développement OpenBSD, vous devriez voir ceci :


  Display the list of known ftp servers? [no] yes
  Getting the list from 192.128.5.191 (ftp.openbsd.org)... FAILED
  Failed to change directory.
  Server IP address or hostname? 

Cela est normal et souhaité pendant la version précédant la sortie officielle dans le cycle. Le programme d'installation cherche la liste FTP sur le premier serveur FTP dans un dossier qui ne sera pas disponible avant la date de "release", vous obtiendrez donc les messages précédents.

Utilisez simplement la liste de miroirs FTP pour trouver votre site miroir FTP favori, et entrez manuellement son nom lorsque cela vous est demandé.

Note : Vous ne devriez pas voir cela si vous installez une version "-release" ou depuis un CD-ROM.

4.13.5 - Ma table de partition fdisk est corrompue ou vide !

Occasionnellement, un utilisateur trouvera un système fonctionnant, mais en faisant un fdisk wd0, il trouvera une table de partitions vide (ou polluée). Cela est usuellement dû à la création d'une partition dans fdisk(8) ayant un offset de zéro secteur, au lieu de l'offset d'une piste qu'elle est censée avoir. (note : cela ne concerne que les plates-formes i386 et amd64. Les autres plates-formes requièrent des offsets différents, certaines n'en requièrent pas). Le système démarre ensuite en utilisant le PBR, pas le MBR.

Bien que cette configuration puisse fonctionner, cela peut causer des problèmes de maintenance et devrait être corrigé. Pour corriger ce problème, le système de fichiers doit généralement être recréé depuis le début (si vous savez VRAIMENT ce que vous faites, vous devriez être en mesure de recréer juste le disklabel et le MBR et ne perdre que la première partition OpenBSD du disque).

4.13.6 - Je ne possède pas de lecteur de disquette ou de CD-ROM sur ma machine

Certaines personnes possédant un ordinateur pourraient vouloir utiliser OpenBSD avec une absence évidente de moyen pour installer OpenBSD, n'ayant aucun lecteur de disquette ou de lecteur de CD-ROM. Soit la machine a été conçue sans eux (par exemple plusieurs portables ou machines basées sur des "flash", comme les systèmes Soekris ou l'ALIX), ou le périphérique de démarrage est défectueux ou absent, et est difficile à remplacer. Voici quelques conseils et techniques que vous pouvez utiliser pour installer OpenBSD sur ces systèmes. Dans tous les cas, rappelez-vous que la machine a eu un OS installé avant cela et donc que cet OS pouvait être réinstallé. Comment cela a été réalisé initialement vous donnera sûrement une bonne idée de la façon d'installer OpenBSD maintenant.

4.13.7 - J'obtiens un SHA256 mismatch pendant l'installation !

Des sommes de contrôle sont intégrées dans les noyaux d'installation pour les ensembles de fichiers qui sont utilisés pour l'installation du système.

Les ensembles de fichiers actuels -release doivent correspondre à leur somme de contrôle embarquée.

Quelquefois, les snapshots peuvent ne pas avoir les bonnes sommes de contrôle embarquées avec les noyaux d'installation. Cela peut arriver pour des raisons diverses pendant leur construction, et cela n'est pas une raison pour paniquer avec les snapshots de développement. Si vous êtes concerné par cela, attendez le prochain snapshot.

4.14 - Personnaliser la procédure d'installation

Fichier siteXX.tgz

Les scripts d'installation/mise à jour d'OpenBSD autorisent la création d'un set utilisateur nommé "siteXX.tgz", où XX représente la version (ex. 54). Le fichier siteXX.tgz est, comme les autres paquetages, une compression gzip(1) d'archive tar(1) dont la racine est '/' et est décompressé comme les autres avec les options xzphf. Ce paquetage sera installé en dernier, après tous les autres paquetages.

Ce paquetage vous permet d'ajouter et/ou écraser des fichiers installés dans les paquetages 'normaux' et donc de personnaliser l'installation ou la mise à jour.

Vous pouvez également créer des sets d'installation spécifiques à un hôte, nommés siteXX-<hostname>.tgz, par exemple, "site54-puffy.tgz". Cela facilite les installations customisées, mises à jour ou récupération après désastre.

Quelques exemples d'utilisation de fichier siteXX.tgz :

Scripts install.site/upgrade.site

À la dernière étape de la procédure d'installation/mise à jour, le script cherche dans la racine un install.site ou un upgrade.site d'un nouveau système ou d'une nouvelle mise à jour, selon la procédure en cours, et lance le script dans un environnement chrooté de la racine système de l'installation/de la mise à jour. Rappelez-vous, la mise à jour est faite depuis un système de fichiers démarré donc votre système de fichiers cible est actuellement monté dans /mnt. Cependant, votre script peut être écrit tel quel à cause du chroot, comme s'il était écrit dans la racine normale de votre système de fichiers. Comme ce script est lancé après que tous les fichiers aient été installés, vous avez la plupart des fonctionnalités d'un système complet quand votre script est exécuté. Gardez en mémoire que vous exécutez un noyau minimal, toutes les fonctionnalités ne sont pas disponibles, et à cause des contraintes d'espaces, les choses qui fonctionnent aujourd'hui peuvent ne pas fonctionner dans les prochaines versions.

Notez que le script install.site devra être placé dans un fichier siteXX.tgz, tandis que le script upgrade.site pourra être placé à la racine du système de fichiers avant la mise à jour ou bien être placé lui aussi dans fichier siteXX.tgz.

Ce script peut être utilisé pour faire de nombreuses choses.

La combinaison de siteXX.tgz et de install.site/upgrade.site a pour but de donner de larges capacités de personnalisation sans avoir à créer ses propres paquetages d'installation.

Remarque : Si vous comptez effectuer votre installation à partir d'un serveur HTTP, vous devez ajouter votre ou vos fichier(s) site*.tgz au fichier index.txt se trouvant dans le répertoire source afin que ce ou ces fichier(s) soi(en)t proposé(s) en option durant l'installation. Cette opération n'est pas nécessaire pour les installations à partir de FTP ou toute autre type d'installation.

4.15 - Comment puis-je installer plusieurs systèmes identiques ?

Voici quelques utilitaires que vous pouvez utiliser lorsque vous avez plusieurs systèmes OpenBSD identiques à déployer.

Les fichiers siteXX.tgz et install/upgrade.site

Voir l'article précédent.

Restauration depuis dump(8)

Sur la plupart des architectures, le média de démarrage inclut le programme restore(8) qui peut être utilisé pour restaurer une sauvegarde faite par dump(8). Ainsi, vous pouvez démarrer depuis disquettes, CD, ou fichier bsd.rd, ensuite fdisk, disklabel, et restore pour restaurer la configuration désirée depuis une bande ou autre média, et installer les blocs de d'amorce. Plus de détails ici.

Image de disque

Malheureusement, il n'existe pas de paquetage d'image de disque reconnaissant le FFS, et qui pourrait faire une image contenant simplement l'espace de disque utilisé. La plupart des solutions d'image de disque traiteront la partition OpenBSD comme une partition "générique", et pourront simplement faire l'image de l'intégralité du disque. Cela rejoint souvent notre but, mais souvent avec d'énormes quantités d'espace perdu -- une partition /home de 10Go vide demandera 10Go d'espace dans l'image, même s'il n'y a aucun fichier à l'intérieur. Tandis que vous pouvez typiquement installer une image de disque sur un disque plus grand, vous ne pourrez pas l'installer sur un disque de plus petite taille.

Si cela est pour vous acceptable, vous devriez trouver dans la commande dd tout ce dont vous avez besoin, autorisant la copie d'un disque vers un autre, secteur-par-secteur. Celui-ci vous fournira souvent les mêmes fonctionnalités que les programmes commerciaux, sans le prix.

4.16 - Comment puis-je obtenir un dmesg(8) pour rapporter un problème d'installation ?

Lorsque vous rapportez un problème, il est important d'inclure le dmesg(8) complet du système. Souvent cependant, vous en avez besoin parce que le système ne fonctionne pas correctement ou ne s'installe pas, donc vous n'aurez pas de disque, pas de réseau ou manquerez d'une autre ressource vous permettant d'envoyer votre dmesg à la mailing liste appropriée. Il y a d'autres façons de faire cela, cependant :

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